À l'affiche...

Irma la Douce

Théâtre de la Porte St-Martin

Irma la Douce

Une comédie musicale d’Alexandre Breffort
Mise en scène Nicolas Briançon
Assisté de Pierre-Alain Leleu
Avec Lorant Deutsch, Marie-Julie Baup, Nicole Croisille

À partir du 15 septembre
Raiponce et le prince aventurier

Théâtre de la Porte St-Martin

Raiponce et le prince aventurier

D’après le conte des frères Grimm
Mise en scène Guillaume Bouchède
Avec Mathilde Hennekinne, Julien Salvia, Marie Glorieux

À partir du 3 octobre
Lisa Angell

Théâtre de la Porte St-Martin

Lisa Angell

Production Dinh Thien Ngo

Le 28 septembre

Dans les autres salles...

Des fleurs pour Algernon

Théâtre du Petit St-Martin

Des fleurs pour Algernon

Une pièce de Daniel Keyes
Adaptation Gérald Sibleyras
Mise en scène Anne Kessler
Sociétaire de la Comédie-Française

Dernière le 11 juillet
Axelle Laffont « HyperSensible »

Théâtre du Petit St-Martin

Axelle Laffont « HyperSensible »

Axelle Laffont revient dans un nouveau seule en scène « HyperSensible ».

À partir du 15 septembre
Le Roi Lear

Théâtre de la Madeleine

Le Roi Lear

De William Shakespeare
Adaptation et Mise en scène : Jean-Luc Revol
Avec Michel Aumont, Bruno Abraham-Kremer, Marianne Basler

À partir du 11 septembre

Histoire du théâtre

Un opéra construit en deux mois

L’Opéra de la Porte Saint-Martin voit le jour en 1781, sur décision de la Reine Marie-Antoinette. Sa construction par l’architecte Lenoir fut réalisée en deux mois seulement. Pour respecter la royale exigence, Lenoir a mobilisé des centaines de compagnons et de corps de métiers, travaillant jour et nuit. Point n’est besoin de longues phrases pour donner la dimension de l’exploit : première pierre le 26 Août , inauguration officielle le 26 Octobre, en présence de la Reine. C’est à Auguste Vestris, le plus célèbre danseur de l’époque, que revint l’honneur de cette première représentation. Hélas, douze ans plus tard, le 27 Juillet 1794, la troupe lyrique quitte les locaux pour le nouvel opéra de la place Louvois, sonnant le glas de la Porte Saint-Martin.

L'opéra devient théâtre

Après quelques années d’oubli, l’Opéra de la Porte Saint-Martin renaît sous le nom de Théâtre de la Porte Saint-Martin, grâce à un acteur-auteur, Dumaniant, qui le rachète au domaine national. Tout au long du premier et du second empire, le Tout-paris s’y montrera et applaudira des spectacles très variés. En 1831, le Théâtre trouve enfin sa véritable vocation en devenant le temple du Drame romantique sous la houlette du talentueux et fantasque Harel. Le succès populaire est immense. Les auteurs connus accourent. Les plus grands comédiens sont sur scène. Alexandre Dumas, Victor Hugo y présentent leurs meilleures pièces devant un public ravi. Mais l’équilibre financier fait défaut et Harel doit jouer de toute son aura, pour éviter la saisie et contiuer à monter des spectacles avec brio… Il disparaîtra dans le dénuement et la solitude à la Maison de santé de Châtillon.

Après l'incendie, le renouveau

Construit en deux mois, le Théâtre de la Porte Saint-Martin va disparaître en quelques heures dans les flammes de la Commune de Paris. Il renaît de ses cendres deux ans plus tard, en 1873, renouant avec l’affection des parisiens pour ce lieu mythique. Des pièces exceptionnelles furent créées dans les années suivantes, Cyrano de Bergerac, Les Deux Orphelines, Les Misérables, Théodora, Chanteclerc… qui contribuèrent à la réputation de qualité des auteurs et des comédiens français jusqu’au 20ème siècle. Des pièces classiques sont jouées par des jeunes comédiens assistés d’acteurs confirmés tels que Mélingue, Coquelin, Mounet-Sully, Sarah Bernhardt, en dehors des heures habituelles des représentations. L’histoire retiendra que les matinées classiques ont été créées à la Porte Saint-Martin.

De la fièvre des années 60

À partir des années 60, le Théâtre de la Porte Saint-Martin reprend une place de tout premier rang et participe au renouveau culturel amené par les mouvements de mai 68 : Hair, Gospell, Mayflower y sont créés en France révélant de nouveaux talents venus de tous les horizons de la création artistique. De nombreux shows musicaux y furent présentés : Carole Laure et Lewis Furey, Harlem Swing (de Fats Waller), La petite boutique des horreurs, ballets Coppelia et Carmen de Roland Petit, spectacle du mime Marceau, opérettes Pacifico avec Bourvil et Georges Guétary, Envoyez la musique d’Annie Cordy, Comédies La Belle Arabelle des Frères Jacques et Francis Blanche, Qui est cette femme ? avec Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Oscar avec Louis de Funès, Pas d’Orchidées pour Miss Blandish de Robert Hossein, Ténor avec Michel Leeb… Le Théâtre classique trouve également sa place dans cette programmation exceptionnelle avec les représentations des Trois mousquetaires (Grenier-Hussenot), de la Dispute (Patrice Chéreau), du Tartuffe (Roger Planchon), de l’Ecole des Femmes, du Misanthrope, de Dom Juan (Antoine Vitez)… La Comédie Française y présente même Les Femmes savantes, Esther, Monsieur Chasse, Le Dialogue des Carmélites…

...aux succès des années 90

Les spectacles des dix dernières années ont été particulièrement salués par le public et la critique. La liste des succès serait longue mais mentionnons ici La Peste d’Albert Camus (deux nominations aux Molières 1990), le Misanthrope de Molière, Célimène et le Cardinal de Jacques Rampal (sept nominations et 2 Molières en 1992), Knock, de Jules Romains (2 nominations aux Molières 1993). Jusqu’à la fin des années 90, le Théâtre de la Porte Saint-Martin connaît encore de nombreux succès populaires, avec 400 représentations de Qui sait tout et Grobéta de Coline Serreau (7 nominations et 4 Molières), Lapin-Lapin, toujours de Coline Serreau (six nominations et un Molière en 1996), Master Class de Terrence Mac Nally, mis en scène par Roman Polanski (quatre nominations Molières 1997), Bertrand Blier créé les Côtelettes mis en scène par Bernard Murat (3 nominations aux Molières 1998), Une journée particulière d’Ettore Scola, puis le Bel air de Londres de Dion Boucicaut (six nominations et un Molière en 1999). Le siècle s’achève tandis que le Théâtre de la Porte Saint-Martin présente Un Fil à la Patte de Georges Feydeau mis en scène par Alain Sachs (3 nominations aux Molières 2000). Cette même année, Francis Huster joue J’adore la vie d’Octave Mirbeau puis reprend la Peste. L’Ultima Recital (Molière 1999 du Meilleur spectacle musical) clôture cette fin d’année de façon éblouissante, juste avant la reprise de la célèbre comédie musicale Chantons sous la pluie.

Aujourd'hui encore,
une culture de l'éclectisme

En 2001, Michel Sardou et Jean-Claude Camus reprennent la direction des lieux. En 2003, Michel Sardou décide de quitter le Théâtre. Jean-Claude Camus ne voulant pas abandonner cette aventure décide d’en reprendre seul la direction. Une rénovation importante du Théâtre a permis de mieux accueillir artistes et public et de créer ainsi des structures dignes de cet établissement. À travers les succès des pièces telles qu’Ils se sont aimés (Michèle Laroque et Pierre Palmade), de Love! Valour! Compassion! de Terrence McNally ou encore du Malade imaginaire (Michel Bouquet), la direction du Théâtre s’attache à maintenir le lieu au centre de l’actualité culturelle parisienne, tout en affirmant une véritable volonté de créativité et d’éclectisme. Les succès sont alors au rendez-vous : en 2009, le Théâtre accueille La Cage aux folles (Christian Clavier, Didier Bourdon) qui fera salle comble deux ans durant, puis se lance dans une nouvelle et formidable aventure en septembre 2011 avec Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare avec Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey (mis en scène par Nicolas Briançon). Suit en 2012 Le Bourgeois gentilhomme avec François Morel, mis en scène par Catherine Hiegel. En 2013, s’enchaînent la reprise du Songe d’une nuit d’été, Le Dindon de Feydeau (mis en scène par Philippe Adrien), puis les grands retours de Muriel Robin et Mimie Mathy sur scène. En janvier 2014, forts de l’expérience du Songe d’une nuit d’été, William Shakespeare, Nicolas Briançon et le Théâtre de la Porte Saint-Martin sont à nouveau réunis pour présenter Roméo et Juliette, pièce absente depuis quarante ans du répertoire du théâtre privé.

L'opéra de la porte Saint-Martin

L'opéra de la Porte Sain-Martin, en 1783

Projet de reconstruction

Projet de reconstruction, en 1873

Sarah Bernhardt

Sarah Bernhardt dans le rôle-titre de Théodora

Cyrano de Bergerac

Constant Coquelin au soir de la création
de Cyrano de Bergerac, en 1897

Hair, en 1969

Hair, en 1969

Théâtre de la Porte Saint-Martin
18 Boulevard Saint-Martin
75010 Paris
Métro Strasbourg-St-Denis

Billeterie :
Tél. 01 42 08 00 32

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