Mes Battements
Un spectacle musical et dessiné de et avec Albin de la Simone
4 SEPTEMBRE > 25 SEPTEMBRE 2026
Lieu
Petit Saint-Martin
Horaires
19h
Tarifs
32€ (Catégorie unique, placement libre)
Après la sortie de sept albums de chansons originales et deux albums instrumentaux, la publication d’un livre autobiographique dans lequel textes et dessins se partagent la narration d’une enfance et d’une adolescence à la campagne aussi haute en couleur que sa vie d’artiste accompli, des concerts pendant plus de vingt ans dans tout ce que la francophonie compte de scènes dédiées à la chanson… Albin de la Simone rassemble enfin sur la scène du théâtre parisien le Petit Saint-Martin l’ensemble de ses moyens d’expression en un spectacle à son image.
Dans Mes battements, entouré d’instruments et devant un écran en demi-cercle, il chante, joue, parle et dessine, convoquant, plus intime et unique que jamais, les émotions douces et fortes qu’il cultive depuis toujours.
Entretien entre Vincent Josse et Albin de la Simone
Vincent Josse : Avant d’être un spectacle musical et dessiné, “Mes battements” est d’abord un livre de souvenirs. La scène est-elle sa prolongation naturelle ?
Albin de la Simone : Mon livre est complètement autobiographique, comme certaines de mes chansons. J’ai eu envie pour ce spectacle d'en sélectionner plusieurs et de les alterner avec des dessins et des souvenirs confiés au public. L’autoportrait me permet, à l’écrit et sur scène, d’explorer la vie en général, la vie plus largement. J’aborde de grandes thématiques vitales : être un enfant, être un parent, avoir des parents, être amoureux... Aujourd’hui, je peux aborder mon passé avec douceur.
VJ : Se retrouver dans un théâtre, comme un comédien, raconter des souvenirs, dessiner pour les rendre précis et chanter, aussi, quel effet cela produit-il sur vous ?
A. de la Simone : Jouer dans un théâtre comme le Petit Saint-Martin est une révélation. J’y fusionne trois disciplines, le concert, le dessin et la parole. En réunissant ces trois langages, je me réalise pleinement. Il a fallu trente ans pour que je comprenne et devienne l'artiste que je suis.
VJ : Le théâtre du Petit Saint-Martin est un cocon. Vous êtes proche des spectateurs. Vont-ils sentir battre votre cœur ?
A. de la Simone : Oui, de même que je sentirai les leurs. Mais c’est le principe de la scène, du Petit Saint-Martin à Bercy, tendre un fil entre chaque personne et nous.
VJ : Vous êtes seul en scène. Quels instruments vous accompagnent ?
A. de la Simone : Je joue debout, sur un clavier incliné face au public. Les spectateurs voient mes mains et me regardent jouer, ce qui ajoute une dimension visuelle au son à laquelle ont droit les guitaristes mais pas les pianistes. Curieusement, ce n’est pas plus compliqué de jouer comme ça. Je joue aussi de la guitare et d’une machine mystérieuse que j’appelle "la ciboulette", une boite couverte de ressorts, de tiges et de roulettes. Une machine électro-acoustique mystérieuse que je gratte et tapote pour constituer les rythmes. Étant seul, j’ai dû simplifier les accompagnements et trouver l’essentiel qui donne sa couleur à chaque chanson et la soutient. N'ayant que deux mains, ça oblige à une grande concision musicale. Je suis très concentré et pourtant très libre. Seul, je peux ralentir, accélérer et c’est très agréable pour moi qui ai toujours joué en groupe.
VJ : L’enfance semble prioritaire, dans “Mes battements”. Elle se passe en partie à la campagne, avec un pied dans la ville. Quels souvenirs avez-vous envie de raconter aux spectateurs ?
A. de la Simone : Le spectacle évoque la singularité de mon enfance, le décalage entre ce que j’étais et ce que je semblais être. Enfant de citadin émigré à la campagne, je me sens campagnard, mais vue ma culture parentale citadine, vu mon nom à particules, j’ai toujours été perçu comme un citadin aristocrate, ce que je n’ai jamais ressenti. Ce décalage est au cœur de ma vie et donc de "Mes battements". C’est toujours agréable de parler de soi, bien sûr, mais je ne le ferais pas si j'avais l'impression que ça ne raisonne pas avec le public. Vais-je parvenir à emmener les gens dans une forme d'introspection sereine ?
Production Zouave Production
En collaboration avec le Théâtre National de Bretagne
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